• SOUDAN : le fil de la transition démocratique

Un reporter de la Deutsche Welle est allé à la rencontre de contestataires de la rue au Soudan. “Le pays a une grande tradition de révolutions et de soulèvement, explique le journal. Pourtant cela n’a jamais vraiment fait avancer le pays.” Le dictateur Omar El Béchir en est le meilleur exemple. “Pendant 30 ans, envoyer ses adversaires en prison et payer ou offrir des postes pour corrompre était devenu une routine. Mais contre la contestation des femmes il n’a pas trouvé de parade“. Maintenant, il faut aller s’attaquer au “deep state”, l’Etat obscur, comme l’appellent les Soudanais. C’est un “mélange de militaires, d’islamistes, et de partis qui domine tout, qui est comme une hydre”, cet animal à plusieurs têtes de la mythologie grecque. Comment en venir à bout? La question n’a pas encore trouvé de réponse. La Süddeutsche Zeitung décrit l’ambiance et l’effervescence dans le quartier général de l’opposition, érigé à côté du QG de l’armée. Il faut passer des barrières où chacun est fouillé. On y explique qu’il s’agit d’empêcher “que le vieux régime n’envoie des provocateurs et fauteurs de trouble pour discréditer la contestation”. De l’autre côté de la barrière, des victimes de cet ancien régime, mais aussi des défenseuses des droits de la femme qui parlent de violences conjugales, des associations de médecins qui dénoncent l’effondrement du système de santé.

“C’est une lutte acharnée pour savoir qui va avoir son mot à dire” et décider à quoi doit ressembler le Soudan de demain.

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