• Fraude électorale et violences aux COMORES

© GIANLUIGI GUERCIA / AFP

Avec 60,77 % des suffrages, Azali Assoumani, au pouvoir depuis 2016, a largement devancé son principal adversaire, mais l’opposition dénonce un « coup d’Etat institutionnel ». Son principal adversaire, Mahamoudou Ahamada, du parti Juwa, a immédiatement « rejeté les résultats », dénonçant « un coup d’Etat militaire à travers une élection présidentielle ». Il a appelé « la communauté internationale à ne jamais reconnaître la réélection d’Azali ». Plus largement, l’opposition et la société civile comoriennes ont dressé le bilan du scrutin, dénonçant, selon Le Monde Afrique, “des bureaux saccagés, des urnes bourrées ou confisquées par la gendarmerie et des assesseurs de l’opposition empêchés de faire leur travail“. Lundi 25 mars, les forces de l’ordre ont violemment dispersé une manifestation qui dénonçait le “hold up” électoral d’Azali. « Des bureaux de vote ont été fermés dès 16h30 sur ordre des forces de l’ordre, elles se sont chargées de la récupération des urnes avant toute opération de dépouillement », a dénoncé l’Observatoire des élections. Sur l’île d’Anjouan, en majorité hostile au président sortant, l’armée est intervenue pour disperser la foule en colère, faisant un mort et une dizaine de blessés, selon l’ONG.

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