“Devoir de vigilance” des MULTINATIONALES : un premier bilan négatif

Associée à d’autres organisations, Amnesty International vient de publier une étude qui fait le point sur l’application du “devoir de vigilance” des entreprises. En 2017, la France fut en effet le premier pays à adopter une législation contraignante sur le respect des droits humains et de l’environnement par les multinationales. Celles-ci ont désormais l’obligation légale d’identifier et de prévenir les atteintes aux droits humains et à l’environnement qui résultent de leurs propres activités, mais aussi de celles de leurs filiales, sous-traitants et fournisseurs avec lesquels ces multinationales entretiennent une relation commerciale établie, en France et dans le monde. Or, deux ans plus tard, force est de constater que le bilan est mince. “Sur les 80 plans de vigilance analysés par nos associations, précise l’étude d’Amnesty, la plupart ne répondent que très partiellement aux exigences de la loi, notamment en termes d’identification des risques de violations, de leur localisation et des mesures mises en œuvre pour les prévenir. Plus grave encore, certaines sociétés, telles que Lactalis, le Crédit agricole, Zara ou encore H&M n’ont toujours pas publié de plan de vigilance, en dépit de l’obligation légale qui leur est faite”.

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